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Voeux du Maire
Mairie 05-01-2020
 

VŒUX DU MAIRE 5 JANVIER 10H30
SALLE DES ECOUX


Madame la conseillère départementale (excusée)
Mesdames, messieurs les Maires, Adjoints
Mesdames messieurs les élus
Mon lieutenant gendarmerie de Morestel
Lieutenant des sapeurs-pompiers de Morestel
Mesdames messieurs les responsables d’entreprises, les présidents d’associations
Mesdames, Messieurs
Chers enfants, chers amis,

Sans faire un long propos sur l’actualité nationale, voire internationale, il y a cependant trois sujets sur lesquels je voudrais dire quelques mots et qui me permettent, aussi, de conduire des réflexions.

Ces sujets auraient pu être les manifestations des gilets jaunes, l’incendie de Notre Dame, la disparition de Poulidor, un G7 à Biarritz, l’élection européenne, un championnat du monde d’athlétisme en plein désert ou bien encore le feuilleton du Brexit, dans lequel nos amis Anglais veulent le beurre, l’argent du beurre, mais aussi la crémière, comme on  dit chez nous.  Finalement, à l’exception de la disparition de Poulidor, nous pouvons légitimement nous poser des questions sur ces différents sujets, sur leur traitement dans l’actualité nationale. Cependant, ils ont un point commun. Tous posent des questions sur notre société, sur le fonctionnement du monde qui ne tourne pas toujours très rond.

Mais je tiens à commencer cette année avec vous, en ayant une pensée pour nos treize militaires, morts au Mali, en service, à la fin du mois, de novembre. Je ne suis pas assez expert pour formuler un  jugement sur la présence de la France au Mali ou ailleurs. Mais une chose est sûre, nos militaires, nos gendarmes ont besoin du soutien de tous les Français pour mener à bien leur mission qui n’est, ni plus ni moins, que de nous protéger des menaces qui viennent de l’intérieur et de l’extérieur du territoire français. Il semble donc amplement justifié de commencer cette année 2020 en ayant une pensée pour toutes celles et tous ceux qui œuvrent, au quotidien, pour notre sécurité au péril de leur vie, ainsi qu’aux familles de ces treize militaires.

Le deuxième sujet est le décès de Jacques CHIRAC.
Le bilan de Jacques CHIRAC est assez contrasté. Il n’aura, à mon goût, pas assez réformé la France alors que la période y était propice, il laissera, à ce titre, un bilan plutôt mitigé.
Son décès est arrivé à un moment où notre pays se coupe en deux, certains disent « se fracture », notamment entre l’urbain et le rural. Jacques CHIRAC était, à ce titre, un président exemplaire, tant il connaissait la France urbaine (en sa qualité de maire de Paris) et tant il est resté longtemps  élu de la Corrèze et donc, de ce que l’on appelle, la France profonde.
Jacques CHIRAC aimait profondément les Français et il a toujours su préserver l’unité nationale. Il s’est également opposé aux interventions militaires en Irak et je crois que, là aussi, il avait raison. D’ailleurs, l’action des Etats-Unis dans cette partie du globe ces derniers jours a de quoi nous inquiéter.

Le troisième sujet concerne l’environnement.
Je ne vais pas vous parler du réchauffement climatique ni d’autres catastrophes qui sont évoquées si régulièrement. Il y aurait trop à dire. Non, ce qui m’inquiète le plus, c’est le comportement des grandes nations de ce monde et notamment des Etats-Unis, qui le 5 novembre 2019, décidaient de se retirer des accords de Paris, alors que, bien entendu, c’est aux plus riches et aux plus développés qu’il appartient de faire le plus d’efforts. Jacques CHIRAC l’avait également bien compris avec ce fameux discours de 2002 à Johannesburg qui a tant marqué les esprits et dans lequel il disait
« Notre maison brûle et nous regardons ailleurs. »
 
Après cette petite parenthèse nationale et internationale, revenons à Creys Mépieu et à notre territoire.

Suite à l’échec (car il faut bien appeler un chat un chat) du projet de salle polyvalente, nous avons relancé un concours d’architectes pour travailler, de nouveau, sur ce dossier, avec des objectifs revus à la baisse. Le choix du maître d’œuvre a été validé par le Conseil municipal lors de la dernière séance de 2019. Il appartiendra cependant à la prochaine équipe municipale de finaliser ou pas cette intention.

Nous avons, sur cette fin d’année, lancé la consultation des entreprises pour la rénovation du groupe scolaire qui a été construit, il y a plus de 25 ans. Ce projet rendra notre école élémentaire plus accessible afin de répondre à nos obligations dans ce domaine, mais aussi plus économe au niveau de sa consommation d’énergie.
La diminution des effectifs scolaires (fermeture d’une classe à la rentrée 2019-2020 et peut être une classe de nouveau à la rentrée 2020), nous invite à réfléchir différemment sur le devenir de nos bâtiments communaux. A ce titre, nous souhaitons mutualiser une partie de l’équipement, notamment l’ancien pôle maternel, pour l’ouvrir à de nouvelles activités. Des modifications auront également lieu au niveau de la cour où nous souhaitons augmenter, de façon significative, la végétalisation.
Le coût de cette opération devrait s’élever à environ 800 000 € HT, le Département de l’Isère nous a déjà accordé deux subventions, une de 182 500 € au titre de la conférence territoriale et une subvention supplémentaire de 140 000 € au titre de son Plan Ecole qu’il vient d’initier pour soutenir encore plus les communes. La Région Auvergne Rhône-Alpes sera également à nos côté en nous accordant une subvention de 140 000 € au titre de son plan Ambition Région. Nous sommes en attente du positionnement de l’Etat.

Le projet de la chaufferie bois et du réseau de chaleur est travaillé en parallèle. Il devrait être finalisé dans les prochaines semaines. Cette chaufferie est destinée à alimenter un réseau de chaleur qui fournira l’énergie nécessaire pour chauffer le groupe scolaire, la halte-garderie, le restaurant scolaire mais aussi la salle dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui ; elle aura bien sûr la puissance nécessaire pour le projet de salle polyvalente.

En 2019, nous avons réalisé des travaux sur le hameau de Malville avec le renouvellement de conduites d’eau potable, la reprise d’une partie du réseau pluvial et la réfection de la voirie sur certaines rues, notamment la rue Jacques Lecarmure qui était dans un bien triste état.

En cette fin d’année, nous avons attribué plusieurs marchés de travaux concernant les rues de La Bazane, la montée de la Crévigne, la Montée de la Ville, la Grande rue de Pusigneu, la rue de Fourvière, la rue des Quatre Vies à Creys et la rue d’Annolieu, pour des travaux d’enfouissement des réseaux secs, de changement de l’éclairage public, de reprise et sécurisation de la voirie mais surtout, pour renouveler les conduites d’eaux. L’ensemble de ces travaux s’élèvera à environ 1 million d’euros HT.

Cette phase de travaux mettra un terme à un chantier qui aura duré environ 30 ans à savoir le renouvellement total du réseau d’eau communal, long de 45 km et dont l’origine date de 1936.

Cela me permet d’enchaîner sur l’assainissement avec une année 2019 dense au niveau du syndicat de la Plaine de Faverges. La réhabilitation du réseau d’assainissement sur Pusigneu et le Mollard permettra de lutter contre les eaux parasites qui viennent perturber le bon fonctionnement de nos stations d’épuration en les mettant en surcharge.
Mais surtout, le syndicat a entrepris la réhabilitation de la lagune du Mollard, un dossier de plusieurs années, pour ne pas dire une petite décennie, puisqu’il avait été initié par Georges RAVAZ, au cours du mandat précédent. La commune accompagnera financièrement cette réalisation à travers une subvention de 480 000 €. Je remercie Patrice PACAUD, le président du syndicat, pour son investissement sur ces dossiers qui ont ou qui vont aboutir dans les semaines à venir.

Concernant les réseaux, je sais qu’il y a un sujet qui suscite une grande attente, il s’agit du déploiement du Très Haut Débit. En 2019, le nœud de raccordement situé à Bran en bas de Pusigneu a été fibré. Il ne s’agit, néanmoins, que d’une amélioration sur certaines habitations de la commune.
En 2020, l’infrastructure va être créée au niveau de Faverges, rue du Devin, mais aussi de Daleigneu jusqu’à Creys. A partir de ces réalisations, les réseaux existants sur la commune devraient suffire pour diffuser la fibre sur l’ensemble du territoire communal. Au vu des informations en notre possession, nous sommes sur un calendrier 2021. Il s’agit d’un projet ambitieux, porté par le Département de l’Isère, qui représente un investissement global de près d’un demi-milliard d’euros avec une participation de la Communauté de Communes des Balcons du Dauphiné de 4,5 millions d’€ environ.

La commune continue à étendre son linéaire de mode de déplacement doux. Ces cheminements connaissent une fréquentation toujours en augmentation ce qui en montre la pertinence. En 2019, un nouveau tronçon a été réalisé entre le Mollard-Viret et Faverges.
Sur ce sujet, je vous demande à tous d’être à nos côtés pour que nous puissions avancer ensemble. Car le premier problème est avant tout celui de la maîtrise foncière où l’on parle de quelques m² de terrainqui bloquent des projets.  Je regrette que nous ne puissions pas terminer la liaison de Creys à Pusigneu ni poursuivre la Liaison Faverges-Mépieu. Pour cela, je veux remercier celles et ceux qui nous permettent de faire avancer les dossiers. A ce titre, nous avons obtenu l’accord de trois familles, ce qui devrait permettre de relier Faverges à la Via Rhôna en utilisant uniquement des déplacements doux.

L’aire de jeux de Faverges n’était pas encore réceptionnée qu’elle connaissait déjà un vif succès. Dans le même temps, nous avons apporté quelques modifications au petit terrain en herbe au cœur de Faverges.

La démolition de l’usine à l’entrée de Creys  était également au programme de 2019. Ce foncier, aujourd’hui disponible, arrive à point nommé puisque les discussions avec les affaires immobilières de la gendarmerie ont repris au cours de ces derniers mois. C’est la société SDH qui travaille sur la partie logement en lien avec la gendarmerie. Les locaux techniques et administratifs de cette gendarmerie seront à la charge de la commune. Pour financer cette opération une subvention nous sera accordée (autour de 350 000 euros) et la commune touchera un loyer (estimé à ce jour à environ 110 000 euros/an) ceci devrait permettre de financer cette opération en totalité sous 8 années.
Nous avons décidé de travailler avec l’opérateur choisi par les gendarmes afin que les deux projets soient bien menés en parallèle et que nous ayons une harmonie sur le volet architectural.
 
Avec le jardin pédagogique, l’installation d’un système de compostage au niveau du restaurant scolaire, c’est une nouvelle étape vers des pratiques et un mode de vie plus vertueux qui se met en place au niveau de nos structures et nous entendons bien jouer un rôle important sur l’éducation de nos enfants. Cette opération a été possible grâce à l’initiative de Jean VACHER qui, accompagné par de nombreux, surtout nombreuses, bénévoles (souvent de jeunes retraités et je pense notamment à Angèle et Christine qui ont pris plaisir à se retrouver au milieu des enfants qu’elles ont bien connus lorsqu’elles travaillaient à Gavroche et à la mairie). Merci à vous.

Ces projets sont finalement des suites logiques à ce que nous avons mis en place au niveau du restaurant scolaire l’année dernière.
Cette année, par anticipation, nous appliquons les nouvelles lois alimentaires au restaurant scolaire : un menu végétarien par semaine, les approvisionnements locaux et bio. Mais d’ailleurs a-t-on vraiment besoin d’une loi pour cela ?
Je veux saluer l’implication du chef Mickaël BERGERON et son adjointe Véronique qui confectionnent, tous les jours, une cuisine faite maison.

En 2019, la compétence « petite enfance » a été transférée à la Communauté de communes. Mélanie VACHER, qui en était la directrice, a quitté ses fonctions au début de l’année pour devenir la coordinatrice « petite enfance » sur l’ensemble du territoire des Balcons du Dauphiné.  Elle a été remplacée par Adeline PETIT-JEAN à qui nous souhaitons la bienvenue.
Pour sa part, la commune a conservé la gestion du périscolaire. Ceci a mis fin à trois années de travaux de réorganisation de nos services et  a abouti à l’embauche de deux agents qui travaillaient sous des contrats d’insertion depuis trois ans, même si ces embauches portent sur des temps partiels. Un de ces agents complète son temps de travail grâce à un contrat avec la Communauté de communes pour des missions qui se déroulent durant les vacances scolaires. Des plans de formations ont été mis en place également afin que l’ensemble des agents, exerçant dans ces domaines, soient totalement performants et qu’ils puissent répondre à des missions de plus en plus complexes.
En effet, on constate que travailler auprès des enfants n’est pas toujours facile et nous relevons des situations très préoccupantes pour lesquelles nous n’avons pas toujours de réponse.
Ceci me donne l’occasion d’apporter tout mon soutien à une enseignante du groupe scolaire, car un élève s’en est pris à son intégrité physique, ce qui lui a valu un arrêt de travail. C’est ce même élève qui a eu également des agissements inacceptables envers l’un de nos agents au restaurant scolaire. Son comportement lui a valu une exclusion temporaire, mais qui pourrait devenir définitive si cela devait se reproduire. Sachez bien que Séverine, qui s’occupe de ces dossiers difficiles, a mon total soutien mais également le soutien unanime du Conseil municipal qui n’accepte ni ne tolère ces comportements. Car ceci est tout simplement inadmissible et j’attends des parents concernés des réactions et des actions afin que cela ne se reproduise plus. J’espère que l’Education Nationale saura également prendre ses responsabilités qui ne seront, je l’espère, pas que des mots.

Il y a aussi un sujet qui nous préoccupe de plus en plus, il s’agit des déchets. Alors bien sûr, il y a les déchets ménagers dont l’exercice de la compétence est assumé par le SICTOM, au sein duquel Philippe est très présent notamment avec son rôle de vice-président.
Je n’ai pas toujours été en accord avec le Syndicat, notamment sur l’organisation des bacs collectifs ou individuels. Cependant, un choix a été fait et je le respecte. Il faut en effet, quels que soient nos propres sentiments et nos sensibilités, faire ressortir les aspects positifs des options retenues. Ces choix permettent d’harmoniser les pratiques sur l’ensemble des communes et cela, il faut le saluer, car nous ne pouvons pas avoir une organisation de collecte par commune, ce serait beaucoup trop coûteux et nous perdrions tout l’intérêt de la mutualisation. Sur les déchets ménagers, nous savons qu’une nouvelle taxe va impacter le coût de ce service, car la fiscalité va passer de 3 euros la tonne à 15 euros en 2025.

A ce titre, le SICTOM cherche des sources d’économies et il envisage une collecte non plus hebdomadaire, mais tous les 15 jours. Pourquoi cela ? Il est fait le constat que, bien souvent, les usagers ne mettent pas leurs containers toutes les semaines et pour ceux qui le font, bien souvent, les poubelles ne sont remplies qu’à moitié. Ce projet serait donc une source d’économie importante et aurait finalement beaucoup de sens quand on parle de limiter les camions sur les routes et de réduire le trafic. Mais surtout et avant tout, c’est juste du bon sens.  Pourquoi continuer en effet à ramasser des poubelles à moitié pleines ? Mais je ne suis pas certain que ces efforts suffisent à combler la hausse de la taxe.

Au niveau communal, nous avons une vraie préoccupation concernant les déchets que nous retrouvons le long de nos chemins, de nos routes et j’en passe. Il faut également que nous soyons très vigilants sur les déchets verts qui sont jetés sauvagement dans la nature car, bien souvent, ils contribuent à l’arrivée des plantes invasives. Il faudra certainement se saisir de ce sujet avec énergie dans les années à venir. Je pense aussi qu’il n’est pas raisonnable de continuer de promener nos déchets verts dans des déchetteries qui ne savent plus vraiment comment les traiter. Il faut trouver d’autres solutions, beaucoup plus vertueuses. Concernant les incivilités, si la prévention ne suffit pas, il faudra certainement passer à autre chose…

Je souhaite aussi vous parler un peu de l’organisation territoriale à l’orée de cette nouvelle décennie.
Mais pour se projeter, il est toujours bien de se rappeler quelques éléments d’histoire proches ou lointains…
Lors de l’inauguration du collège de Briord, le maire Jackie LAMBERT nous rappelait qu’il y a un certain temps, les élèves de l’Ain allaient au collège de Montalieu et qu’aujourd’hui, la présence d’élèves de  Bouvesse et de Creys Mépieu dans l’Ain était finalement un juste retour des choses.
Il faut voir aussi, à travers ce beau projet et cette belle réussite, que les élus locaux et en l’occurrence, nos conseillers départementaux, sont à même de prendre les bonnes décisions, pleines de bon sens, mais pour cela il faut leur laisser un peu de latitude.

Et puis, Il y a 30 ans en 1989 les communes de Mépieu et de Creys-Pusignieu décidaient de s’associer,  pour finalement fusionner totalement en 1994. Je ne sais pas quel anniversaire il faut fêter, les fiançailles ou le mariage ? En tout cas, c’est trop tard pour fêter les fiançailles… peut-être faudra-t-il penser aux noces de Perle en 2024.
Mais nous pouvons cependant tirer des enseignements de cette fusion.
Le principal enseignement, c’est qu’il ne faut pas avoir peur de l’autre et qu’il ne faut pas craindre les changements. Je considère que le territoire de la commune de Creys Mépieu est certainement plus pertinent, plus fort aujourd’hui que si nous étions sur deux communes. Ceci est certainement la plus belle réussite de cette fusion qui fut, une nouvelle fois, le choix d’élus locaux.

Nous connaissons d’autres changements importants actuellement au niveau de l’organisation territoriale notamment, avec la loi NOTRé votée en 2015. Là encore, nous ne devons pas nous montrer réfractaires à ces changements. Nous souhaiterions juste que ceux-ci se fassent après que les données financières aient été finement analysées, selon des calendriers acceptables et avec fermeté car en France, on a le don de modifier les règles du jeu en cours de route
Il y aurait beaucoup à dire sur ces réorganisations, Mais il faut bien admettre une réalité. Nous sommes dans un monde qui bouge vite et qui a des conséquences sur nos modes de vies. Je ne vois pas comment des organisations qui datent d’après-guerre, même si elles ont montré toute leur pertinence ces dernières décennies, seraient encore adaptées à ces évolutions. Celui qui croit encore cela se trompe forcément.
Cependant, si les collectivités locales doivent effectivement se réformer et évoluer, elles n’ont pas vocation à se substituer à l’Etat et c’est pourtant ce qui va se passer dans les années à venir avec la disparition de services comme la trésorerie entre autre ou la délégation de compétences comme la GEMAPI également…Et je veux bien que l’informatique fasse beaucoup mais nous aurons toujours besoins d’un accueil, une aide de proximité et, à ce titre, il va falloir que les communes s’organisent car l’intercommunalité ne pourra pas pallier à l’ensemble de ces enjeux.

Les dernières compétences prises par la Communauté de communes sont l’eau et l’assainissement. Jean-François qui travaille sur la compétence eau vous le dirait aussi bien que moi, la technicité requise pour gérer l’eau ne peut plus être portée au niveau communal tant le sujet est devenu complexe, les règles et les normes toujours de plus en plus lourdes.
Nous avons souhaité, avec Jean-François, vous expliquer au mieux cette prise de compétence dans le dernier bulletin communal. Je rappelle que cela est le fruit de la loi NOTRé votée en 2015, amendée en 2018 et de nouveau modifiée le 27 décembre 2019 (il y a dix jours) pour une prise d’effet au 1er janvier 2020. Quand tout à l’heure je vous parlais de stabilité….
Quoi qu’il en soit, il nous appartient certainement au niveau communal et intercommunal de vous proposer plus d’informations sur le sujet car cela aura une conséquence sur la tarification dans l’avenir.
Concernant Creys Mépieu, je l’ai souvent dit, le service de l’eau était financé  par le budget principal à plus de 50% car nous étions dans le cadre d’une dérogation permise aux communes de moins de 3500 habitants. Et comme la loi veut que l’eau paye l’eau, il va bien falloir rentrer dans le rang.
Avec Jean-Claude CHAMPIER, nous avons proposé au Conseil communautaire de conserver cette gestion dans le domaine public. Cette proposition a été approuvée à l’unanimité, d’où la création d’une régie communautaire sur les Balcons du Dauphiné.

Certains disent que l’Intercommunalité annonce la fin des communes. Personnellement, je ne le pense pas. Mais peut-être que 35 500 communes c’est encore trop. Il y a aujourd’hui environ 24 800 communes de moins de mille habitants dont 18 000 qui ont moins de 500 habitants, cela représente presque 70% des communes. C’est ce point-là qu’il faut sans doute corriger.
Car il y aura toujours besoin d’un échelon de proximité qui va devoir évoluer et se transformer et cet échelon c’est la commune, une commune qui doit également se réformer.
Je ne vois pas l’Intercommunalité gérer les écoles primaires, les restaurants scolaires. Je ne vois pas l’Intercommunalité travailler et échanger avec le monde associatif qui a besoin de proximité et qui fait l’attractivité de nos villages. Je ne vois pas le président de l’Intercommunalité exercer des pouvoirs de police et même l’application du droit des sols sur les territoires communaux.
Qui mieux qu’un Conseil municipal peut répondre à des besoins ou des enjeux de proximité ? Qui mieux qu’un Conseiller municipal peut s’occuper des coupes de bois (n’est-ce pas Pierre, Alain), veiller à l’entretien de notre petit patrimoine, s’assurer d’un bon déneigement sur les voies communales... et la liste est longue. Et même concernant les cimetières, même s’il nous arrive de ne pas programmer correctement certains travaux... Personnellement, je ne vois pas. Je pense que le bloc communal composé des communes et des communautés de communes est juste complémentaire et qu’il doit se renforcer pour mieux structurer et organiser le territoire.

La commune a un rôle essentiel sur le quotidien.
Tout au long de l’année Ghislaine mène un dialogue avec le monde associatif qui est aussi divers et varié, un dialogue qui porte sur le fonctionnement des salles, la répartition des équipements, l’attribution des subventions, etc...
Comment essayer d’accompagner au mieux les initiatives, sachant que tout n’est pas possible et qu’il convient de conserver un espace entre le rôle des associations et le rôle de la commune ?
Vous avez été encore très nombreux à vous investir en 2019. Une année où la météo ne nous a cependant pas épargnés… la fête de la musique et le feux d’artifice prévu pour la fête d’été ont dû être annulés.
Le monde associatif bouge. L’association « La Guilde des Loups d’Almyr » a quitté la commune. Ce départ a certainement été à l’initiative d’une nouvelle association « les Mondes de Kern » qui a participé et animé la journée du 8 décembre organisée par le Sou des Ecoles. Ce 8 décembre qui, pour une première, a été une grande réussite si l’on considère la participation et le feu d’artifice, initialement prévu en juin, et qui a clôt cet événement.
Au mois de septembre, l’association des conscrits a organisé la vogue qui a été également un grand succès. Les conscrits sont là aujourd’hui et nous les saluons… et je crois qu’ils repartent pour 2020.
Le forum des Associations, mutualisé avec la commune de Saint-Victor-de-Morestel, a connu un vif succès et l’idée est désormais d’alterner cette manifestation. Donc rendez-vous à tous, cette année, à Saint-Victor-de-Morestel.
J’ai aussi relevé la victoire, en coupe réserve de football, de nos seniors 2 et la participation des plus jeunes au Mudday Kid qui est une course d’obstacles.
Je salue également Jean Pierre RIVAUX, le président des Donneurs de sang de Montalieu, pour son engagement depuis de si  longues années.
Encore merci à vous tous et je rappelle que samedi prochain dans cette même salle les festivités 2020 commenceront, comme d’habitude, par la vente des boudins du club des Toujours Jeunes et je suis très heureux que son président Noël DESCHAMPS ait retrouvé la forme.

Et puis, il y a aussi quelques exploits individuels dont nous sommes tous particulièrement fiers. Philippe GIROUD, qui est dans la salle, a cette année participé à l’UTMB (l’Ultra Trail du Mont Blanc). Philippe est arrivé 482ème sur 2 543 coureurs (dont 987 abandons). Il a couru 37h 43 min et 34 secondes pour parcourir 160 km avec 10 000 m de dénivelé positif ! Nous pouvons l’applaudir et le féliciter pour cette très grande performance. J’avoue avoir été un peu rassuré, quand, la semaine qui a suivi cet exploit sportif, Philippe s’est tout de même montré un peu fatigué.

Je souhaite également vous dire quelques mots sur la région Auvergne Rhône-Alpes.
Lors de ces quatre années, 980 millions d’euros ont été économisés. Ceci a bien entendu été souligné par la Cour des Comptes, mais également relevé par les agences de notation, ce qui nous permet d’obtenir la note la plus élevée possible.
A la fin du mandat, le milliard sera atteint. Ces économies nous permettent, notamment, d’investir davantage encore sur nos lycées avec le plan Marshall.
J’en veux pour exemple, à Morestel, la réalisation de nouvelles classes au lycée Camille Corot, mais également le soutien de 2 millions d’euros que nous avons apporté à la MFR, récemment construite. Les lycéens ont pu aussi bénéficier de la gratuité des livres, ce qui permet de redonner du pouvoir d’achat aux familles.
Ces économies permettent aussi un désendettement important et autoriseront aussi une aide soutenue à l’agriculture à l’activité économique et à nos entreprises, créatrices de richesses et d’emplois. Cela permet aussi d’intervenir lors d’évènements climatiques qui créent de nombreux dégâts.
Nous réaffirmerons encore, notre rôle de vrai partenaire des collectivités locales au côté du Département de l’Isère, sur des projets choisis par les élus locaux et non conditionnés à des critères et à des règles souvent incompréhensibles.

Pour conclure, je tiens à remercier les agents de la collectivité pour leur travail et leur engagement. Les élus du Conseil municipal, ils sont 14 derrière moi encore présent aujourd’hui.
Particulièrement Jean-François élu en 1995 et Pierre en 1989 qui viennent d’être médaillés par Monsieur le Préfet de l’Isère.
Christian RIVAL, pour qui j’ai une pensée toute particulière en ce jour, avait fait sien ce proverbe : Tout seul on va plus vite, ensemble on va plus loin.
Je crois qu’il est bon d’avoir toujours à l’esprit cette citation.
Mesdames, messieurs, en mon nom, au nom de toute l’équipe municipale je vous souhaite une excellente année 2020.

 



 

 
CREYS MEPIEU, Village du Nord-Isère - 1 522 habitants - superficie de 28,99 km² - altitude mini 204m, maxi 336m.